12 / 13  novembre 1887

au sanctuaire de ND de Lorette

" en Italie j'ai trouvé ma vocation ...

             ( Histoire d'une âme )

" Je ne suis pas surprise que la Ste Vierge ait choisi cet endroit pour y transporter sa maison bénie,

la paix, la joie, la pauvreté y règnent en souveraines ; tout est simple et primitif,....

.... enfin Lorette m'a charmée ! "

                                                                 (Ms A, VI, 59v°) 

Thérèse est émue d'entrer dans la sainte maison :

Que dirai-je de la sainte maison ?... Ah! mon émotion a été profonde en me trouvant sous le même toit que la Ste Famille, en contemplant les murs sur lesquels Jésus avait fixé ses yeux divins, en foulant la terre que St Joseph avait arrosée de sueurs, où Marie avait porté Jésus entre ses bras, après l'avoir porté dans son sein virginal... (Ms A, VI, 59v°)

" L'écrin du diamant "

" Le diamant "

Thérèse, avec Céline, quitte le groupe pour recevoir la communion 

dans la sainte maison, le diamant 

et non dans la basilique, l'écrin

  " La joie de la présence eucharistique lui fait aimer la vie cachée et espérer la maison éternelle. C'était un bonheur tout céleste que les paroles sont impuissantes à traduire.


Que sera-ce donc quand nous recevrons la communion dans l'éternelle demeure du Roi des Cieux ?...

 

Alors nous ne verrons plus finir notre joie, il n'y aura plus la tristesse du départ, et pour emporter un souvenir il ne nous sera pas nécessaire de gratter furtivement les murs sanctifiés par la présence Divine, puisque sa maison sera la nôtre pour l'éternité...

 

Il ne veut pas nous donner celle de la terre, il se contente de nous la montrer pour nous faire aimer la pauvreté et la vie cachée, celle qu'il nous réserve est son Palais de gloire où nous ne le verrons plus caché sous l'apparence d'un enfant ou d'une blanche hostie mais tel qu'Il est dans l'éclat de sa splendeur infinie ! !... "

Le récit de son voyage en Italie 

"la première ville  d’Italie que nous avons visitée fut Milan  …..  Après Venise, nous sommes allés à Padoue, où nous avons vénéré la langue de Saint Antoine puis à Bologne où nous avons vu Sainte Catherine qui garde l'empreinte du baiser de l'Enfant Jésus. Il est bien des détails intéressants que je pourrais donner sur chaque ville et sur les mille petites circonstances particulières de notre voyage mais je n'en finirais pas, aussi je ne vais écrire que les détails principaux. Ce fut avec joie que je quittai Bologne, cette ville m'était devenue insupportable par les étudiants dont elle est remplie et qui formaient une haie quand nous avions le malheur de sortir à pied, et surtout à cause de la petite aventure qui m'est arrivée avec l'un d'eux, (NHA 613) je fus heureuse de prendre la route de Lorette. Je ne suis pas surprise que la Ste Vierge ait choisi cet endroit pour y transporter sa maison bénie, la paix, la joie, la pauvreté y règnent en souveraines ; tout est simple et primitif, les femmes ont conservé leur gracieux costume italien et n'ont pas, comme celles des autres villes, adopté la mode de Paris ; enfin Lorette m'a charmée ! Que dirai-je de la sainte maison ? Ah ! mon émotion a été profonde en me trouvant sous le même toit que la Sainte Famille, en contemplant les murs sur lesquels Jésus avait fixé ses yeux divins, en foulant la terre que Saint Joseph avait arrosée de sueurs, où Marie avait porté Jésus entre ses bras, après l'avoir porté dans son sein virginal... J'ai vu la petite chambre où l'ange descendit auprès de la Sainte Vierge... J'ai déposé mon chapelet dans la petite écuelle de l'Enfant Jésus... Que ces souvenirs sont ravissants !...

(Manuscrit A Folio 60 Recto.)

Mais notre plus grande consolation fut de recevoir Jésus Lui-même dans sa maison et d'être son temple vivant (1Co 3,16) au lieu même qu'il avait honoré de sa présence. Suivant un usage d'Italie, le Saint ciboire ne se conserve dans chaque église que sur un autel, et là seulement on peut recevoir la Sainte communion ; cet autel était dans la basilique même où se trouve la Sainte maison, renfermée comme un diamant précieux dans un écrin de marbre blanc. Cela ne fit pas notre bonheur ! C'était dans le diamant lui-même et non pas dans l'écrin que nous voulions faire la communion... Papa avec sa douceur ordinaire fit comme tout le monde, mais Céline et moi allâmes trouver un prêtre qui nous accompagnait partout et qui justement se préparait à célébrer sa messe dans la Santa-Casa, par un privilège spécial. Il demanda deux petites hosties qu'il plaça sur sa patène avec sa grande hostie et vous comprenez, ma Mère chérie, quel fut notre ravissement de faire toutes les deux la Sainte communion dans cette maison bénie !. .. C'était un bonheur tout céleste que les paroles sont impuissantes à traduire. Que sera-ce donc quand nous recevrons la communion dans l'éternelle demeure du Roi des Cieux ? Alors nous ne verrons plus finir notre joie, il n'y aura plus la tristesse du départ et pour emporter un souvenir il ne nous sera pas nécessaire de gratter furtivement les murs sanctifiés par la présence Divine, puisque sa maison sera la nôtre pour l'éternité... Il ne veut pas nous donner celle de la terre, il se contente de nous la montrer pour nous faire aimer la pauvreté et la vie cachée ; celle qu'il nous réserve est son Palais de gloire où nous ne le verrons plus caché sous l'apparence d'un enfant ou d'une blanche hostie mais tel qu'Il est, dans l'éclat de sa splendeur infinie !... (1Jn 3,2)

 

C’est maintenant de Rome ….. 

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